Des Harkis saisissent
la Cour Européenne des Droits de l’Homme (VS Pierre MESSMER)
GENERATIONS MEMOIRE HARKIS
Grand Couronne le vendredi 13 janvier 2006
Nos réf. : SB / AM/ N° 02 / 2006
Objet : Requête Cour Européenne GMH// France (Affaire Pierre
MESSMER)
COMMUNIQUE :
Générations
Mémoire Harkis et 3 plaignants (personnes physiques) mandatent Smaïl
BOUFHAL Président de l’Association, pour saisir la Cour
Européenne des Droits de l’Homme ce vendredi 13 janvier 2006
pour faire reconnaître leur bon droit, à la suite du rejet
de leur plainte à l’encontre de Monsieur Pierre MESSMER, (ancien
Ministre des Armées pendant les évènements d’Algérie).
A l’occasion de
l’émission « For Intérieur » sur les ondes
de France Culture le 9 novembre 2003, l’ancien Premier Ministre Pierre
MESSMER s’est justifié et a justifié les massacres perpétrés
sur les Harkis, après le cessez le feu du 19 mars 1962 en déclarant :
« j’étais au gouvernement et je suis solidaire de toutes
les actions du gouvernement de l’époque » Il ajoute en
précisant sa pensée, « pour sauver les Harkis, il y avait
une autre solution, c’était de recommencer la guerre ».
Il reconnaît aussi que « il n’y a pas de guerre sans que
le sang, la sueur, les larmes ne coulent. Il n’y a pas de guerre propre
» En somme, les massacres étaient programmés et le gouvernement
français de l’époque avait volontairement décidé
de laisser faire !
Le juge d’instruction du Tribunal Correctionnel de PARIS saisi du dossier
a rejeté la plainte, par une ordonnance de « refus d’informer
».
Et dans un arrêt
du 28 septembre 2004, la Cour d’Appel de Paris, réunie en chambre
du Conseil, a confirmé cette ordonnance « de refus d’informer
».
Le pourvoi formé devant la Cour de Cassation a confirmé la décision
de la cour d’Appel par un arrêt de « rejet » mettant
ainsi fin à cette procédure en droit interne. La justice de
notre pays fonctionnerait-elle encore sur le principe « que
l’on est jugé selon que l’on est riche ou misérable
», Ministre ou simple citoyen ?
Ne pas vouloir reconnaître
la gravité de ces déclarations qui engagent pénalement
leur auteur, dans les actes survenus après la signature des accords
d’Evian et notamment le massacre des Harkis constitue une flagrante
et profonde brèche dans la confiance de la justice.
Ces arrêts semblent être dictés par des raisons
politiques que pour des motifs de Droit. Ces décisions nous
contraignent à saisir des juridictions internationales et notamment
la Cour Européenne des Droits de L’Homme pour contester le
déni de droit dont les anciens Harkis sont les objets en France,
et obtenir enfin la réparation morale tant attendue.
Pour
tout contact :
Générations Mémoire
Harkis
BP 9 / 76530 Grand Couronne

1960 - Pierre Messmer, ministre des Armées,
arme un harki d'un village d'autodéfense.