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L’irruption
du MRAP et de la Ligue des Droits de l’Homme dans la question harkie.…
Dans
sa réaction aux dérapages de Georges Frêche, le président
du MRAP lequel prend bien soin d'inscrire sa dénonciation des insultes
subies par les Harkis de Montpellier "dans le contexte des pseudo-bienfaits
de la colonisation" (...) "du colonialisme" et "du deuxième
collège".
Ce faisant,
non seulement Mouloud Aounit mais aussi Gilles Manceron, de la Ligue des Droits
de l'Homme s'emparent d'un incident, gravissime, certes, mais un incident tout
de même, dont l'auteur est un individu universellement connu pour ses
rodomontades, diatribes et autres provocations d'après-boire, pour se
livrer à une opération de récupération. Car ces
tout nouveaux amis des Harkis -pas assez, toutefois, pour renoncer à
leur projet de suppression de la loi du 23 février 2005- prennent bien
soin de rattacher les insultes proférées par Georges Frêche
à la colonisation (Aounit-MRAP) et à "des discriminations
de type colonial" (Manceron-LDH). Comme ça tombe bien dans le débat
spécieux sur le soi-disant traitement colonial de l'immigration dénoncé
par les "Indigènes de la République" ! La vérité
est que l'intervention du MRAP et de la Ligue des Droits de l'Homme est dûe
à la volonté d'exploiter la détresse de familles insultées
en public et l'indignation légitime de tous les Harkis à des fins
de promotion de leur propre délire. D'où les articles du Nouvel
Obs, de Libération et les communiqués d'agences de presse qui
ont donné la parole aux actvistes des droits-de l'homme à géométrie
variable mais jamais interrogé les enfants de Harkis insultés
et humiliés.
Cette idée n'est pas venue toute seule au MRAP et à la LDH. Il
a fallu l'entremise de quelques Harkis acquis à leur cause et à
celle de communautaristes avérés. Qu'est-ce que tout ça
veut dire ? Qu'il y a des taupes au sein de la communauté harkie capables,
dès qu'elle est attaquée, d'en profiter pour exploiter l'événement
au profit de leur propre engagement politique, idéologique et religieux.
En l'occurrence, par le biais de la désolidarisation des Pieds-Noirs
et Harkis et la victimisation de ces derniers.
Car, maintenant qu'ils savent qui sont les gens qui fréquentent le MRAP
et la LDH, il faut encore que les Harkis et leurs vrais amis sachent ce que
sont ces deux organisations et qui sont Mouloud Aounit et Gilles Manceron. Le
premier est un militant communiste commis par l'ancien parti des fusillés
devenu le parti des porteurs de valises pour "tenir" cette succursale
du PC qu'est le MRAP. Accessoirement, à moins que cela ne devienne de
plus en plus essentiellement, M. Aounit est l'ami des Islamistes et de Tarik
Ramadan, ce que confirme son engagement sans nuance dans la promotion et la
défense des positions de ces derniers. Le second, Gilles Manceron, se
présente d'abord comme un historien. Mais c'est surtout le vice-président
de la Ligue des Droits de l'Homme, une version plus rose, plus gauchisante et
plus tiers-mondiste du mouvement droit-de l'hommiste.
Ces deux personnages en tant que tels n'ont aucun intérêt mais
il se trouve que ce sont les principales chevilles ouvrières de deux
mouvements qui à aucun moment dans l'Histoire de la décolonisation
et des rapports franco-algériens, je dis bien à aucun moment,
ne se sont intéressés aux Harkis. Et il se trouve que ces deux
mouvements sont en permanence du côté de ceux qui, depuis quinze
ans, profitent des droits et privilèges que la société
française laïque, tolérante et libérale leur a accordés
pour participer au travail de détricotage du tissu social et au minage
de ses bases qui sont le libéralisme, la tolérance et la laïcité.
Ces deux mouvements ont toujours été du côté des
ennemis des Harkis. Ils le sont encore et ceux qui leur font confiance, alors
qu'ils sont eux-mêmes des Harkis ou se présentent comme tels sont
des ignares ou des malfaisants.
Kader Hamiche
Béziers pour Harkis.info
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